Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 17:49

La Champagne découvre le premier millésime exceptionnel du XXIème siècle...

Tous les œnologues, chefs de cave et vignerons s’accordent à dire que cette année 2002 est le plus grand millésime depuis 1990.

Mère nature a été particulièrement clémente cette année-là, avec des saisons uniformément chaudes, sans excès de soleil et un hiver très doux. Pas de stress pour la vigne qui a donné un raisin abondamment sucré et savoureux.

C’est vous dire si on aura dû patienter pour redécouvrir un millésime extraordinaire car seul 1990, 95 et 96 ont été les "best sellers" marquants des années 90.

NB : Selon la réglementation du CIVC (Centre Interprofessionnel des Vins de Champagne), un millésime doit impérativement vieillir 3 ans minimum sur lattes.

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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 10:38
La Commission européenne a annoncé qu’elle renonce à faire adopter une autorisation de fabriquer du vin rosé en coupant du rouge avec du blanc. Les viticuteurs français au premier rang…
 

Il n’y aura pas de changement dans les règles de production du vin rosé ”, a affirmé Bruxelles dans un communiqué de presse.

Elle avait pourtant assuré il y encore un mois qu'elle ne céderait pas; Qu'il serait en effet possible aux producteurs de l'UE de couper le vin rouge avec le vin blanc pour obtenir du vin rosé, comme il se fait en Australie ou en Afrique du Sud.

Mais après un lobbying intense des producteurs de rosé français, italiens, espagnols et même suisses, solidaire de notre cause, elle a finalement capitulé.

La France avait en effet réussi à retourner suffisamment de capitales pour bloquer l'adoption du coupage dont le vote aurait eu lieu le 19 juin.

Pourtant, à l’origine de cette proposition, l’Élysée n'avait rien trouvé à redire. Paris pensait effectivement que ce projet passerait inaperçu. Mais le réveil très médiatisé des viticulteurs français en début d'année l'ont incité à revoir sa position en mars.

Le choix d'autoriser le coupage "aurait entraîné une destruction économique et sociale" d'un secteur qui représente 11 à 12% de la production française, a ajouté M. de Volontat, président de l'Association générale de la production viticole (AGPV) en France.

On ne peut que se féliciter de ce volt-face de la part de Bruxelles.

 

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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 02:52

Ce vendredi 5 juin, Lavinia, qui n’est plus à présenter, avait convié ses membres privilégiés à une dégustation de vins espagnols dans sa boutique au 3 boulevard de la Madeleine à Paris.

Je vous avoue avoir été très surpris par la popularité de l’événement : Une queue longue de 50 mètres rivalisait sans complexe en face d’un établissement d’ordinaire plus habituer à recevoir cette attention, je parle de l’Olympia.

Arrivé à dix minutes avant le coup d’envoi des festivités, j’ai du patienter un bon quart d’heure avant de recevoir mon verre de dégustation.

Pourquoi un tel engouement pour les vins de nos amis ibériques ? Ce weekend, Nadal ne jouait même pas en final de Rolland Garros ! Même les prix des bouteilles qu’on nous allait nous servir (entre 12 et 40 euros) n'offraient pas un échappatoire à la crise. Et les 10% de remise offerts sur tout le magasin ce soir-là ne m’ont pas apporté une réponse convaincante : Retirez 10% du prix Lavinia, vous obtiendrez le prix marché commun aux autres cavistes. (Veuillez m’excuser pour ce petit pic, mais ils ont parfois tendance à abuser de ce côté-là).

Nous avons dégusté 10 vins issus de 6 régions viticoles espagnoles. Cliquez sur l’une de ces régions pour retrouver nos prises de notes, lesquelles je l’espère vous seront instructives :

ARAGON

Campo de Borja, Borsao, Tres Lagunas 2006

CASTILLE LA MANCHE

Manchuela, Bodegas Volver, 4 X S’2006

CASTILLE ET LÉON

Rueda, Compañia de vinos de Telmo Rodriguez, Basa 2008 Blanc

Ribera Del Duero, Perez Pascuas, Viña Pedrosa Crianza 2006

Ribera Del Duero, Perez Pascuas, La Navilla 2005

Toro, Familia Mariano Garcia Mauro, San Román 2005

Toro, Familia Mariano Garcia Mauro, Prima 2007

RIOJA

Finca Allende, Allende 2007 Blanc

BALEARES

V.D.T. de Formentera, Cap de Barbaria 2005

GALICE 

Ribiera Sacra, Dominio Do Bibei, Lalama 2005

 

 
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 02:44

ARAGON, Campo de Borja, Borsao, Tres Lagunas 2006

Pour commencer, notre dégustation, nous sommes tombés sur une petite « pépite » : Très beau travail pour ce vin issus de trois cépages, 70% Garnacha (Parmi tous les cépages autorisés par l'A.O.C.Q. c'est celui qui occupe la plus petite surface, s’apparente à la grenache rouge), 20% Syrah et 10% Merlot.

Elevé 12 mois en fût, on retrouve un vin boisé, bien équilibré et à la forte consonance méditerranéenne et la rudesse de son terroir.

 

Un vin pour connaisseur à 26 euros la bouteille.

 

 

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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 02:40

CASTILLE LA MANCHE, Manchuela, Bodegas Volver, 4 X S’2006

Un vin  issu des raisins 100% Tempranillo : Cépage d’origine espagnole, son nom « temprano » signifie « tôt » en référence à se maturité relativement précoce. Les vins faits à partir de ses raisins, plutôt peu acide, ont souvent un bon potentiel de garde.

Elevé 12 mois en fût américain, on a affaire à un vin très alcoolique et puissant au nez. Le 2006 est toutefois plus léger que le 2004. On vous laisse imaginer !

Vous le trouverez à environ 20 euros chez les cavistes. A garder en cave 5 ans.
 
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 02:26

Rueda, Compañia de vinos de Telmo Rodriguez, Basa 2008 Blanc

Moitié Sauvignon, moitié Verdejo : Le Verdejo est assurément l’un des plus grands cépages blancs d’Espagne qui donne des vins nerveux et parfumés.

Et c’est dans ces termes que nous l’avons découvert : Fermez les yeux est c’est « une invitation à un séjour en Andalousie ».

Des notes d’abricot au nez et le piquant du Sauvignon en bouche. Un véritable vin blanc d’apéritif ou d’entrée avec un foie gras. A boire très frais. Comptez 10 euros la bouteille.

 

Ribera Del Duero, Perez Pascuas, « Viña Pedrosa Crianza 2006 » et « La Navilla 2005 »

Voici une belle histoire espagnole : Celle-ci commence avec le père, Mauro Perez, un homme acidu à la tâche et d’une intelligence reconnue, qui transmet son amour de la terre à ses fils. Les mêmes, qui en 1980, créeront la cave « Perez Pascuas » avec comme volonté de mettre sur pied un projet familiale dont la motivation serait de sortir un vin d’une très grande qualité. 20 ans après, c’est chose faite, avec un nom reconnu internationalement et où deux générations travaillent main dans la main.

Pour être honnête, nous avons préféré le 2006, plus boisé, plus fruité avec des arômes de fruits noirs. Se terminera par une belle finale équilibrée. Il accompagnera très bien une viande cuisinée « à la plancha ». Une véritable expression d’élégance à 23 euros la bouteille!

Pour le « La Navilla 2005 », malgré une belle longueur, il manque de nous surprendre. C’est un vin très, voire trop tannique - Fortement dosé en alcool - Notes de fruits confits et de cognac au nez – 100% Tempranillo

A déguster avec un plat en sauce. A tout de même 32 euros la bouteille.
 

Toro, Familia Mariano Garcia Mauro, « San Román 2005 »

Sans hésiter, c’est assurément notre coup de cœur de cette dégustation !

Un vin généreux, ouvert avec des notes de noix, de pain d’épice et de cannelle. Des tannins métrisés, un bel équilibre en bouche, avec une finale douce et délicate. On parlerait presque de ce vin comme d’une femme… à 35 euros la bouteille.

Alors que le « Prima 2007 » nous laisse sur notre faim : Trop jeune, pas assez ouvert. 16 euros la bouteille.

 

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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 02:23

RIOJA, Finca Allende, Allende 2007 Blanc

C’est le vin typique que l’on aime ou que l’on déteste. Pour s’en faire une idée, il n’y a qu’à l’ouvrir. Constitué à 100% de Macabeo (Le Rioja blanc est constitué principalement de Viura (ou Macabeo), avec un apport de Grenache blanc et de Malvoisie), il peut être désagréable au nez, avec des notes très particulières que je serais bien en peine à vous décrire. Ses arômes bruts et sucrés offrent néanmoins au palais une certaine douceur.

Vous l’aurez compris, on a affaire à un vin très particulier… rare. Pour les curieux, comptez 23 euros la bouteille.

 
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 02:16

BALEARES, V.D.T. de Formentera, Cap de Barbaria 2005

Très très belle surprise… Un assemblage de 4 cépages : 40% Cabernet, 10% Merlot, et deux cépages autochtones : 40% Monastrell et 10% Fogoneu.

Le Monastrell est le deuxième cépage le plus répandu en Espagne. Il est riche en alcool et en tanin. Il est de plus en plus apprécié sur la scène internationale (notamment en Australie).

Bref, un peu tannique, très sucré au nez, moins en bouche. Manque un peu de longueur mais on lui pardonne… il est tellement agréable.

Voici un vin qui ne se prend pas au sérieux. A carafer et à boire légèrement frais. Il coûte tout de même 45 euros la bouteille mais il vient de loin !

 

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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 02:08

GALICE, Ribiera Sacra, Dominio Do Bibei, Lalama 2005

Notre plus grande déception… il en fallait une !

Fait à partir d’un assemblage de 60% Mercia et 40% Mouratón – Garnacha – Brancellao (le dosage de ces trois cépages dépend de chaque barrique), le vin est trop puissant au nez, très tannique.

 

Pas grand intérêt surtout à ce prix-là : 22 euros la bouteille.

 

 

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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 21:24

Hier soir, peu après 20 :30,  c’est en voyant de la lumière dans le bureau de Gérard Sibourd-Baudry, au premier étage de la galerie Vivienne, que nous nous sommes permis de toquer à la porte. Notre intention était des plus courtoises, nous nous serions contentés d’une coupe de champagne ; Mais l’histoire fût toute autre…

D’abord, plantons le décor avec quelques mots sur la cave Legrand :

Cave Legrand dans le 2ème arrondissement de Paris
2 entrées: 1 rue de la Banque ou à l'intérieur de la galerie Vivienne

L’histoire de la cave Legrand remonte à 1945, date à laquelle Pierre Legrand devient propriétaire et vend des bougies, des alcools divers, de l’épicerie fine et du café torréfié dans l’arrière boutique. Quant aux vins, achetés à Bercy en tonneaux, mis en bouteilles sur place, ils étaient connus et identifiés par leurs étiquettes faites maison qui portaient la mention “mis en bouteille par le maître épicier”.

Ce n’est qu’à partir des années 70 que le vin prend toute son importance dans la renommée du magasin. Lucien, le fils, sillonne les grands vignobles pour y dénicher des vins inconnus et dont il assure la célébrité en les faisant goûter sur place. On peut citer entre autres le Mas Daumas Gassac en Languedoc et le domaine de Trevallon dans les Bouches-du-Rhône.

Dans les années 80, sa fille Francine hérite de ce même talent. A son tour de découvrir quelques “pépites” comme Zind-Humbrecht en Alsace, Selosse en Champagne, Tertre-Rotebœuf à Saint-Emilion, Grange des Pères en Languedoc…

La réputation internationale de ce qui n’était qu’autrefois qu’une simple épicerie, est acquise et la Galerie Vivienne, qui était déjà à l’époque un haut lieu du commerce, de la mode et des affaires, voit désormais son quotidien rythmé par l’affluence des amateurs du vin.

Depuis fin 2000, Christian de Chateauvieux et Gérard Sibourd-Baudry ont repris le flambeau. Tout en restant fidèle aux valeurs du passé, ils agrandissent le magasin en créant un espace dédié à la dégustation au centre d’une vinothèque. 

C’est à cet endroit précis, que 8 champenois ont redécouvert le mot « Champagne ».

RETROUVEZ LES ARTICLES SUR LES CHAMPAGNES DÉGUSTÉS CI-DESSOUS EN CLIQUANT SUR LEUR LIEN:


Cette dégustation a été sans aucun doute la plus belle que j’ai faite. Je remercie la petite Victoire, sans qui tout cela n’aurait pas été possible…

 
Aux observateurs: Comme on peut le voir sur cette photo, il manque nos commentaires sur le Côte Rotie Gallet Blanc et sur le Jacques Selosse Rosé: Je les garde volontairement pour plus tard.

 
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